Archive pour la catégorie ‘Ecommerce Maroc’
Bientôt un label pour l’ecommerce au Maroc ?
Un article de La Vie Eco a fait état de la mise en place prochaine d’un nouveau label pour les marchands en ligne au Maroc.
Ce label serait attribué par une commission constituée de deux membres de la CGEM (Confédération Générale des Entreprises au Maroc ) et deux membres du Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies (MCINT) et d’un représentant des consommateurs (?).
L’article indique que la commission a déjà commencé les audits des commerçants. Nous n’avons pas pu obtenir plus de renseignements sur ce label et ses modalités d’attribution.
Cette démarche rentre dans le cadre de la volonté du gouvernement et du Ministère MCINT de développer le commerce électronique et de la commission E-entreprise de la CGEM qui affiche comme action prioritaire de « Promouvoir le e-commerce auprès du gouvernement et des entreprises tout en portant un intérêt particulier sur les PME ».
Le label e-commerce au Maroc avait déjà été proposé (et avec des modalités détaillées) il y’a quelque temps par l’AMECSEL (Association Marocaine pour l’E-commerce et Services en Ligne) mais un label attribué par une commission mixte entre la CGEM et le ministère a été certainement jugé plus sérieux et ayant plus de poids.
Toujours est-il que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la volonté de développer l’ecommerce au Maroc et permettra aux commerçants qui en bénéficieront d’afficher un label rassurant pour les clients et pourra convaincre les internautes encore réticents de franchir le pas du commerce électronique.
La question à trancher concerne le coût de ce label. Il ne faudrait pas que son coût soit trop élevé et qu’il soit ainsi réservé uniquement aux quelques sites gérés par des grosses structures. Les petites PME qui ont investi ce domaine et qui arrivent difficilement à rentabiliser leur activité du fait du volume encore limité des transactions en ligne au Maroc, doivent pouvoir accéder à la certification de leur site s’ils répondent bien entendu à tous les critères et standard définis en termes de service client, suivi logistique, respect des protections des données personnelles, etc…
Le développement de l’ecommerce au Maroc à ce stade sera certainement tributaire de ces quelques PME qui ont le courage d’y investir et d’y mettre l’énergie nécessaire pour le promouvoir. Les plus grosses structures ne s’y intéresseront vraiment qu’une fois que ce secteur aura atteint un certain niveau de maturité.
Article de La Vie Eco
http://www.lavieeco.com/news/economie/E-commerce–certification-pour-les-commercants-et-cartes-de-paiement-dediees-aux-services-publics-18997.html
Après mydeal.ma, c’est au tour de Hmizate.ma
Nous avions annoncé il y’a quelques jours le concept intéressant proposé par mydeal.ma, nous assistons à présent à la mise en ligne du site Hmizate.ma qui propose exactement le même concept !
Plus étonnant : les deux sites sont structurés exactement de la même façon (disposition du site, rubriques, …) et cela va jusqu’à la formule de parrainage qui fonctionne de la même façon en offrant un bon d’achat de 30 Dhs pour chaque ami parrainé qui achete un deal? Ce n’est pas très original…
Si mydeal devrait bénéficier de l’avantage du premier acteur sur le marché (first move advantage), hmizate se caractérise par une large campagne de communication offline (panneaux 4×3) à grande échelle qui a démarré plusieurs semaines avant son lancement.
Pour les internautes marocains, c’est certes plus intéressant d’avoir plus de sites, donc plus d’ offres à saisir. Cependant, pour un secteur de l’e-commerce au Maroc qui reste relativement restreint, les deux sites vont fatalement se « marcher sur les pieds » et se partager le même gâteau. Et ce d’autant plus qu’on annonce un troisième acteur avec marocdeal.com.
Celui qui en tirera le plus profit sera celui qui sera capable de constituer la plus grande base de données et bien entendu les meilleurs deals susceptibles d’intéresser un plus grand nombre d’internautes.
A suivre…
Trouvez le bon deal à Casablanca avec Mydeal.ma
Nous avons le plaisir de vous faire part d’un nouveau venu sur la scène du web marocain et du commerce électronique marocain. Il s’agit du site mydeal.ma qui propose tous les 3 jours une offre intéressante de réduction (-40%, -50%….) proposée par un commerçant à Casablanca.
L’offre est activée dès qu’un certain nombre d’internautes confirment leur achat. L’achat se fait sur le site avec paiement par carte bancaire à travers le système de paiement Maroc Telecommerce.
Un système de parrainage attractif est également proposé sur le site.
Les offres proposées jusqu’à présent ont concerné par exemple : des séances dans des SPAs à Casablanca, un saut en tandem en parachute à Beni-mellal et des tirages photos à prix réduits.
C’est un concept intéressant qui reposera sur la capacité des gérants du site à continuellement dénicher de nouvelles offres à proposer sur le site et ce, d’autant plus que le concept devrait être étendu prochainement à d’autres villes au Maroc.
Pour plus d’infos : http://www.mydeal.ma
Assouplissement des règles de change en faveur de l’e-commerce

La nouvelle réglementation de l’office des changes autorise les marocains à disposer d’une carte de crédit internationale pour effectuer des achats sur internet à hauteur de 10000 dhs par personne et par an.
C’est une excellente nouvelle qui permet aux marocains d’avoir enfin accès à tout le potentiel offert par internet, sans devoir disposer d’une carte internationale (adossée à un compte étranger).
Le plafond est certes limité mais c’est un bon début.
A titre d’exemple, cette carte pourra être extrêmement utile dans les domaines suivants :
- Tourisme : réservation d’hôtels ou de billets d’avion,
- Culture : achat de livres, de musique (pourquoi pas), abonnements, téléchargements d’études/de documents
- internet : accès aux offres d’hébergement, services emailing des opérateurs internationaux…en mettant davantage la pression sur les opérateurs locaux.
La question est de savoir si cette carte pourra être acceptée partout ou si elle sera limitée à certaines catégories d’achat…à suivre…
Extrait de la note de l’Office des changes
http://www.oc.gov.ma/liberalisation/Presentation_nouvelles_mesures.pdf
» Une dotation dédiée au commerce électronique sera instituée et adossée à une carte de crédit internationale à hauteur de 10.000 dirhams par personne physique et par année civile.
Cette dotation permettra aux bénéficiaires d’accéder à certaines prestations sur Internet : achat de logiciels, téléchargement d’applications, de livres, de billets de transport étranger-étranger… Elle peut également être utilisée pour le règlement de certaines menues dépenses en devises.
Cette mesure, qui cible essentiellement les jeunes, les universitaires, les chercheurs, …vise la facilitation de l’accès à l’information et à la formation tout en bénéficiant des services des nouvelles technologies de l’information et de la communication «
Emailing au Maroc : quelques recommandations
Un des dispositifs essentiels de web-marketing pour un site internet ou un site de commerce électronique est le e-mailing.
Intérêt de l’e-mailing
Il intervient dans les différentes phases de relation avec un client : dès qu’un prospect s’inscrit sur le site (message de bienvenue…), lorsqu’il passe commande (message de confirmation), et puis régulièrement par l’envoi de newsletters avec actualités, nouveautés ou campagnes promotionnelles à une base de données de prospects (conquête) ou de clients (fidélisation).
L’utilisation de l’emailing peut se réveler d’une redoutable efficacité s’il est utilisé de manière intelligente (envoyer des emails de qualité, à des moments judicieux et à une fréquence acceptable par l’internaute).
Base de données emails
La règle d’or pour un e-mailing efficace est que le destinataire accepte de recevoir vos emails et qu’il a sur chacun des emails qu’il reçoit de votre part la possibilité de se désinscrire ou se désabonner de votre liste. Cela suppose qu’il faut constituer progressivement une base de données sur la base de formulaires « opt-in » (l’internaute coche une option pour indiquer qu’il accepte de recevoir vos emails).
L’utilisation de bases de données externes peut se traduire souvent par un effet contraire : l’internaute reçoit un email qu’il n’a pas choisi de recevoir et cela peut se répercuter négativement sur l’image de la marque ou de la société, surtout si l’email n’offre pas la possibilité de se désinscrire. Le mail est perçu comme étant abusif et assimilé à du « spam ».
Que penser alors des offres de sociétés au Maroc qui mettent en avant des bases de données d’emails qui se comptent en plusieurs dizaines de milliers (50 000, 100 000, parfois plus..) avec des offres d’envois de mails à quelques milliers de dirhams seulement.
Ceci appelle d’une part les questions suivantes : est ce que ces bases de données ont été constituées selon les règles de l’art ? de manière légale ? est ce qu’elles sont à jour et qualifiées ?
Et d’autre part, nous aimerions bien connaître le retour sur investissement de ces opérations d’emailing : nous doutons qu’elles soient très positives.
Outils d’envois
Un autre point essentiel est la délivrabilité des emails envoyés. Comment s’assurer que les emails envoyés arrivent à bon port ? En envoyant un nombre d’emails importants à partir du serveur email de votre hébergeur ou d’une adresse gratuite (yahoo, gmail, hotmail…), il y’a de fortes chances que vos emails atterrissent dans les spams ou plus grave que vous soyez « blacklisté » par votre hébergeur et par les différents fournisseurs d’accès de messagerie.
Et pour ressortir de la « blacklist », c’est encore plus difficile et cela nécessite beaucoup de temps.
En faisant l’expérience de vérifier dans votre corbeille « spam », vous trouverez certainement un grand nombre de mails envoyés par les sociétés mentionnées plus haut.
Pour être sûr d’avoir une bonne délivrabilité, il ne faut pas hésiter à utiliser des plateformes professionnelles (payantes) et qui présentent l’avantage de garantir une délivrabilité supérieure à 99% auprès de la grande majorité des fournisseurs d’accès.
Nous ignorons si certaines sociétés marocaines proposent de telles plateformes mais il existe sur le net un grand nombre de plateformes de ce type dont les fonctionnalités proposées et les prix sont très variables.

Nous citons, à titre d’exemple, et pour l’avoir expérimentée, la plateforme on-line yourmailinglistprovider.com qui présente des fonctionnalités complètes et des tarifs attractifs pour une une taille de base de données limitée. Mais il en existe certainement plusieurs autres qui sont équivalentes sur le net.
En conclusion, l’emailing est un outil incontournable. Pour en tirer le meilleur profit, constituer sa propre base de données et utiliser de outils professionnels.
Vos avis sont les bienvenus.
Bonne initiative pour le développement de l’e-commerce au Maroc
Le salon MED-IT, dédié aux nouvelles technologies, a clôturé ses portes le 14 octobre 2010 par une conférence sur l’ecommerce au Maroc puis par la cérémonie sur les trophées de l’ecommerce au Maroc récompensant les meilleurs sites de e-commerce au Maroc.
La cérémonie a été organisée en présence d’un représentant du Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies ainsi que du Président de la CGEM.
Cette mobilisation en faveur de l’ecommerce au Maroc est vraiment à souligner.
En effet, les chiffres annoncés au cours de cette conférence font état de prévisions de 300 millions de dirhams de paiement en ligne en 2010 mais dont 80% sont effectués pour le compte de 5 ou 6 acteurs comprenant les compagnies aériennes et le paiement de factures pour les opérateurs télécom ou les régies d’électricité et d’eau.
Il ne s’agit pas véritablement dans ces derniers cas de commerce électronique et ce qui est visé à travers cette manifestation, c’est bien évidemment les 20% restants , soit environ 60 millions de dirhams en 2010 pour ce qui concerne le paiement en ligne. Il faudrait y ajouter également tous les sites pratiquant le paiement à la livraison qui ne sont pas comptabilisés dans ce cas.
Toujours est-il que si nous comparons ces chiffres à d’autres projets au Maroc, ils restent curieusement très faibles.
Cette mobilisation pour un secteur encore à ses balbutiements montre donc bien que tout le monde (opérateurs publics et privés) anticipe une forte évolution du secteur de l’e-commerce au Maroc dans les prochaines années.
Il est par conséquent important de mettre en place rapidement le cadre réglementaire et les instances de régulation de ce secteur tant que les choses sont encore maîtrisables et afin de permettre à ce secteur de se développer en partant sur de bonnes bases. Et les choses semblent avancer correctement avec la mise en place de l’AMECSEL et de la commission de protection des données personnelles, par exemple.
Plusieurs conférenciers ont souligné la nécessité de multiplier le nombre de sites marchands. C’est certes nécessaire mais encore faut-il que ces sites offrent toutes les garanties nécessaires à leurs clients par un service de première qualité, et un processus performant des réclamations et des litiges, comme l’a souligné, Henri de Maublanc, expert de l’ecommerce en France.
Les trophées organisées dans ce cadre permettent de mettre la lumière sur 3 sites de ecommerce au Maroc et donc « créer un effet de levier profitable à l’ensemble des opérateurs marocains » dans ce secteur.
Les lauréats des trophées 2010 sont trois sites de qualité, offrant des services marchands, à destination du public marocain. Il s’agit de :
1- http://www.greenstore.ma : Boutique de produits écologiques
2- http://www.domyjeans.ma : Jeans sur mesure
3- http://www.mapara.ma : Parapharmacie au Maroc

Félicitations aux lauréats 2010 !
Chiffres de l’e-commerce au Maroc
Régulièrement, Maroc Telecommerce et le CMI (Centre Monétique Interbancaire) publient les chiffres sur le commerce électronique au Maroc. Ainsi, au 1er semestre 2010, ce sont plus de 132000 transactions qui ont été enregistrées pour un montant global de 122 millions de dirhams.
Ces chiffres sont relativement significatifs à l’échelle du Maroc et sont en constante progression avec un pourcentage de deux voire trois chiffres. A titre de comparaison, le montant global de transactions en ligne enregistrées en 2009 a été de 104 millions dirhams. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette évolution qui traduit un changement dans la mentalité des 10 millions d’internautes marocains et une plus grande confiance vis à vis du système de paiement en ligne.
Ces chiffres incluent, outre l’achat de services ou biens en ligne, le paiement de factures (Lydec, Maroc Telecom) ou les recharges téléphoniques.
Est ce que régler sa facture d’eau et d’électricité ou de téléphone rentre vraiment dans le champ de l’e-commerce ?
Selon l’OCDE, l’e-commerce se définit par « la vente ou l’achat de biens ou de services, effectués par une entreprise, un particulier, une administration ou toute autre entité publique ou privée, et réalisé au moyen d’un réseau électronique »
Le paiement de factures en ligne est, en réalité, un simple service ou mode de paiement supplémentaire proposé et ne doit pas rentrer pas dans le cas de l’e-commerce ou du commerce électronique. Il ne s’agit pas d’une transaction d’achat ou de vente en ligne. Le cas des recharges téléphoniques est plus discutable.
Dès lors, il serait utile que le CMI et Maroc Telecommerce communiquent également sur le détail des transactions de telle manière à ce que nous puissions nous faire une idée plus précise sur le volume des transactions en ligne relatives au commerce électronique.
Par ailleurs, et comme précisé dans la définition de l’OCDE ci-dessus, le commerce électronique intègre également les transactions effectuées à travers les sites proposant d’autres modes de paiement que le paiement en ligne, comme par exemple, le paiement à la livraison : ces chiffres sont plus difficiles à quantifier; ils ne se reflètent pas non plus dans les chiffres publiés par le CMI et Maroc Telecommerce.
ceux-ci correspondent donc davantage aux volumes de transactions en ligne et non comme, cela est souvent repris dans les communiqués, la presse ou ailleurs, les chiffres du commerce électronique au Maroc.
Le business en ligne gagne du terrain
Les achats via le net en hausse. Epiceries, vêtements, voyages… tout marche
Après l’Europe, le boom du commerce sur la toile a fait une progression quasi fulgurante. Preuve en est l’essaim d’e-business d’origine marocaine offrant une panoplie de biens et services: livremoi.ma (livres), epicerie.ma, DMJ (jeans), vente online, offshore online, babouche shop en ligne, Jet4you.com…soit une quarantaine de sites marchands offrant divers services et produits.
Cet engouement provient du côté souple et lucratif très attractif de ce marché au grand potentiel: en France, 73,5 millions de transactions en ligne entre le deuxième trimestre 2009 et le deuxième trimestre 2010, soit une hausse de 30% par rapport à la même période 2008-2009. Au Maroc, le secteur est également très prometteur. En effet, avec plus de 8 millions d’internautes, 84.000 abonnés internet, 5 millions de porteurs de cartes bancaires, le e-commerce a un bel avenir devant lui.
Son côté pratique séduit aussi de plus en plus de porteurs de projets. Il n’y a, de fait, ni loyer ni tous les frais de fonctionnement à engager pour des boutiques. De plus, des compagnies offrent aujourd’hui des chartes graphiques qui peuvent être prêtes en 15 jours ainsi que des modèles de business sur mesure ou standard qui facilitent la mise en place du business. A titre d’exemple, le site de DMJ a coûté à son promoteur 500.000 DH. Il n’existe pas non plus de limites horaires puisque les commandes peuvent être effectuées 24h/24, ni de limites géographiques puisque la zone de chalandise s’étend aussi bien au niveau national qu’international. A ce sujet, DMJ, pionnière en matière de vente de jeans personnalisés et filiale du groupe Modaline, installée à Ben M’Sick «dessert surtout une clientèle internationale», confie son directeur général, M’Hamed Bouamar. «Nous espérons aussi toucher la clientèle marocaine», ajoute-t-il. A noter que l’entreprise propose aux internautes de choisir la coupe, le tissu et la couleur de leur pantalon. «Si le jean ne convient pas, il est tout simplement échangé».
La flexibilité s’observe aussi en matière d’échange avec le consommateur pour une amélioration du produit ou en cas de réclamation. En effet, DMJ ou www.épicerie.ma recontactent systématiquement leurs clients dès réception de leur commande.
Au niveau technique, certains peuvent héberger leur serveur en Europe pour s’assurer qu’il n’y a pas d’interruptions techniques des ventes en cas de haute fréquentation du site et aussi par souci de sécurité. Cependant, au-delà de tous ces avantages, une certaine rigueur est nécessaire à plusieurs niveaux. Notamment en matière de vide juridique en cas de non satisfaction du client. «Chez nous, quand le jean ne convient pas au client, il est échangé», affirme la direction de DMJ. Mais, souvent, les recours après un achat en ligne restent lettre morte. Les modalités de paiement peuvent aussi constituer un obstacle. Aujourd’hui, le Centre monétique interbancaire( CMI ) et Maroc télécommerce sont quasi omnipotents en matière de commissions et d’autorisations. Cela peut décourager certains e-commerces.
Selon le directeur général de DMJ, CMI peut revenir sur une autorisation de carte même un mois plus tard tout en gardant sa commission. Dans ce cas, il semble que souvent les règlements par chèque ou en espèces à l’agent de livraison demeurent les favoris des consommateurs. Les ventes chez epicerie.ma, par exemple, sont réglées à 70% par chèque, 20% par carte bancaire et 10% en espèces. Ces exigences n’entravent pas la réalisation de bonnes affaires pour les commerçants en ligne. Si en 2008, ce marché a généré un chiffre d’affaires de 35 millions de DH, les professionnels du secteur visent, d’ici 2 à 3 ans, 80 millions de DH. Pour sa part, DMJ affirme -après huit mois- couvrir ses frais de fonctionnement et espère rembourser l’investissement de départ constitué d’apport personnel des deux actionnaires du site, Ratib Abdelmoula et Mourad Karroum. Malgré toutes les contraintes liées au développement du commerce en ligne, épicerie.ma réalise un chiffre d’affaires de 5 millions de DH, soit deux fois plus que ce qu’il avait prévu en 2008. Un succès qui l’encourage à étendre son réseau à Rabat, en septembre prochain.
Source : L’Economiste
Le développement du secteur tributaire de la confiance numérique
De 9 000 transactions seulement en 2008, le secteur a réalisé plus de 200 000 transactions en 2010.
Le commerce électronique au Maroc connaît un essor considérable. En deux ans son chiffre d’affaires a été multiplié par dix. Il est passé de 31 millions de DH en 2008 à 300 millions de DH en 2010.
« Le secteur est porteur et il est appelé à se développer davantage dans les prochaines années », avait souligné, à juste titre, Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, lors de la journée nationale du commerce et de distribution. Le nombre des transactions électroniques traduit lui aussi la croissance prodigieuse que connaît le secteur.
De 9000 transactions seulement en 2008, il a réalisé plus de 200 000 transactions en 2010. Autre indicateur qui renseigne sur la vitalité du secteur, le nombre des sites dédiés à l’e-commerce a progressé notablement, passant de 70 en 2009 à 250 en 2010. Cette dynamique a favorisé l’émergence d’opérateurs qui réalisent des chiffres d’affaires significatifs. «Maroc Telecommerce» en est un. Créé en 2001 par des banques marocaines, il se positionne comme le premier opérateur de commerce électronique sur le plan national.
Le montant total des transactions effectuées auprès des e-marchands qui y sont affiliés a atteint 69 millions de DH au deuxième trimestre 2010. Une progression de 30% par rapport au premier trimestre 2010. Le premier semestre 2010 ayant enregistré 122 millions de DH. « Nous avons un cadre juridique et réglementaire favorable qui encourage le commerce électronique », a souligné M. Chami, citant à cet égard la loi 08-09 sur la protection des données à caractère personnel, la loi 08-31 édictant des mesures relatives à la protection du consommateur ainsi que la loi n° 53-05 relative à l’échange électronique de données juridiques.
Mais, selon beaucoup d’observateurs, le Maroc a certes fait des avancées indéniables, mais le secteur offre encore des potentialités et des niches de développement toujours inexploitées.
Ils estiment ainsi que la défiance décourage de larges pans de la société à recourir aux transactions électroniques.
Pour ces observateurs, afin d’installer réellement le commerce électronique dans les habitudes des citoyens et faire des transactions en ligne un acte quotidien banal, il faudra renforcer la « confiance numérique». Derrière ce terme savant qu’on doit à la stratégie Maroc Numeric 2013, se cache la clef, selon eux, qui permettra aux transactions électroniques de se répandre à grande échelle. La stratégie Maroc Numeric insiste en effet sur la relation de cause à effet entre l’essor de l’e-commerce et les garanties qu’offrent aux Marocains les lois relatives à la protection de leurs données personnelles.
La confiance en l’économie numérique passe en outre, selon cette stratégie, par « la mise en place d’organismes supports chargés d’assister les acteurs de la société en matière de sécurité des systèmes d’information (SSI) ». Ces organismes seront chargés, entre autres, de fournir une expertise dans la SSI, de garantir la sécurité des infrastructures critiques et la protection des données personnelles. Certains d’entre eux ont déjà vu le jour (la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel dont le président vient d’être nommé par S.M. le Roi), d’autres sont encore en gestation ou attendent leur activation.
Loi n° 53-05
La loi n° 53-05 relative à l’échange électronique de données juridiques fixe le régime applicable aux données juridiques échangées par voie électronique, à l’équivalence des documents établis sur papier et sur support électronique et à la signature électronique. Elle détermine également le cadre juridique applicable aux opérations effectuées par les prestataires de service de certification électronique, ainsi que les règles à respecter par ces derniers et les titulaires des certificats électroniques délivrés.
Dans son article 417-1 elle stipule par exemple que « l’écrit sur support électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier » et que « l’écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité ».
S’agissant des sanctions, la loi précise par exemple que « sans préjudice de dispositions pénales plus sévères, est puni d’un emprisonnement d’un mois à six mois et d’une amende de 20.000 DH à 50.000 DH quiconque divulgue, incite ou participe à divulguer les informations qui lui sont confiées dans le cadre de l’exercice de ses activités ou fonctions ».
Source : lematin.ma
Ecommerce au Maroc : les trophées MED-IT 2010
« Les meilleurs sites internet marocains de E-commerces »
Le Salon MED-IT, qui se tiendra le 12 octobre prochain sur trois jours à Casablanca, accueille la 2ème édition du concours des meilleurs sites web marocains de E-commerce. Les Trophées du e-commerce visent à soutenir et renforcer la dynamique de développement du E-Commerce au Maroc, en valorisant les meilleures réalisations. Ils permettront également de favoriser les échanges d’expériences, d’apporter la vision et le savoir-faire d’opérateurs étrangers. Les organisateurs expliquent que la participation au concours est gratuite et demeure ouverte à toutes les initiatives tendant à enrichir le contenu e-commerce au Maroc : vente de produits ou services aux entreprises, aux administrations et aux particuliers. » Peuvent participer à la compétition, toute personne physique majeure résidant au Maroc quelle que soit sa nationalité, son statut ou sa situation professionnelle. Idem pour toute personne morale dont le siège social est établi sur le territoire marocain, ayant mis en ligne un site web à vocation marchande » indiquent les initiateurs du concours. Ceux-ci précisent également qu’il n’est pas obligatoire que le site propose un système de paiement en ligne. Trois trophées et des prix seront remis lors d’une Cérémonie Officielle qui se tiendra dans le cadre du Salon MED-IT à l’Office des Changes, le jeudi 14 octobre. L’objectif de la 2ème édition des « Trophées E-Commerce » est de soutenir et renforcer la dynamique de développement du E-Commerce au Maroc, en valorisant les meilleures réalisations. L’inscription en ligne est ouverte jusqu’au 27 septembre 2010 à :http://www.medit.com/pages/casa/trophees/presentation.html
Source : Med-IT


